Ceci, était mon blog.

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Des fois, j’ai l’impression de bosser dans un atelier protégé. Et les boss sont au même niveau que certains : des débilof profondikoum. C’est pas facile tous les jours.

Des tas d’erreurs sont faites, et t’as beau leur expliquer, ils ne comprennent pas, bordel c’est pas compliqué de suivre une procédure. T’as l’impression d’essayer de faire comprendre à des huîtres la théorie de la relativité. Y’a ceux qui ne comprennent pas, y’a ceux qui pensent avoir compris puis y’a ceux qui comprennent, malheureusement, ces derniers sont minoritaires.

Au bout d’un moment tu te dis que t’as des supers pouvoirs ou un QI au-delà de l’imagination tellement ça te semble clair. Mais ouais mec, t’es tout ça, si on se réfère à la norme qui t’entoure. T’es au-dessus, avec quelques collègues. Mais au fait, t’y gagne quoi ? Ah je sais, tu ruines ta santé mentale. C’est comme ça qu’un jour, tu débarqueras au boulot, avec un bon gros flingue et que tu te fera justice, faut comprendre, ces pauvres bêtes pas conscientes de leur existence, qui souffrent du monde qui les entoure, c’est leur rendre service. Ça, c’est ce que tu imagines quand tu croises certains regards perdus dans les méandres de leur cerveau vide. Le Big Bang n’a pas encore eu lieu chez eux, on est à l’ère préexistence.

Au début, t’es bienveillant, t’es con et plein d’espoir, tu veux aider. T’as déjà essayé d’avoir des résultats en parlant à un caillou ? Ça met un temps à rentrer. Puis arrive la phase exaspération, tu deviens mauvais, mais alors mauvais envers eux. Et là non plus, ça ne donne pas de résultats, c’est même pire, ça te râle dessus de leur râler dessus sans raisons. Oui, ils n’ont pas conscience d’eux-mêmes j’ai dit. Puis viens la lassitude, t’es désespéré chaque fois qu’ils te parlent. Limite, des fois tu en éprouves de l’amusement tellement c’est gros, t’en rigole avec certains. C’est malsain mais d’après des études, c’est une réaction de défense tout à fait normale, ça permet d’évacuer le stress. T’imagine, te moquer, médire, c’est bon pour la santé.

Puis au bout d’un moment, à cause de divers facteurs, leurs pleurnicheries ça ne passe plus du tout. Mais c’est super fourbe, car tu penses que tu gères, mais en fait non, ça te prends par derrière sans rien te dire. Tu te fais enculer très doucement pour ne pas éveiller tes soupçons. Puis ça s’accumule, les médisances ne suffisent plus, au contraire, au lieu de te déstresser ça fait l’effet inverse, tu rajoutes à ça celles des autres, qui viennent te parler, même si t’es pas leur, mère, leur chien ou autre être doté de compassion, ils viennent te parler comme si t’allais trouver une solution, bah oui, ils savent que tu comprends des choses qu’eux ne comprennent pas (t’es un super héros surdoué ne l’oublie pas). Tu rajoutes à ça les remarques qu’on te fait, parfois sans raisons, genre tu te fais engueuler alors que t’es en pause et qu’il y a eu un problème, t’en peux rien, t’es en droit, mais pour le plaisir, tu te fais engueuler, parce que la personne qui t’engueule, en plus d’être ton boss, c’est aussi un débilof profondikoum. Bah vous savez quoi, au bout d’un moment, ça ne passe plus.

C’est là que tu pètes un câble. Sauf que, comme t’es doué de réflexion, à l’instar de certains, tu te fais arrêter avant que ça n’aille trop loin. C’est ce qui m’est arrivé. C’est ce qui n’est pas arrivé à un collègue, qui est mal, très mal, on se demande même si on le reverra un jour. C’est dommage car je l’appréciais, ça fait limite chier pour lui tiens.

On m’a prescrit du repos, quelques conseils à la con comme sortir, voir du monde, faire du sport, et prendre ces quelques pilules homéopathiques qui devraient m’aider. Faut vraiment suivre ces conseils à la con et ne pas s’enfermer chez soi. Faut se changer les idées, s’occuper l’esprit. Par contre les pilules, tu prends ça ou rien, ça ne change rien sur ton état de santé, après quelques recherches, ça fera effet dans quelques semaines. Mais c’est maintenant que tu veux aller mieux, pas dans quelques semaines. Y’avait un effet secondaire écrit nulle part chez moi, ça me rendait un peu amorphe mentalement, en gros tu ne percutes pas certaines choses, c’est différent d’être défoncé, car tu l’es pas, mais y’a des informations qui ne passent pas, me demande en quoi c’est sensé t’aider.

Du coup, tu dois travailler sur toi-même. Apprendre à reprendre le contrôle de tes pensées, ne plus ruminer. Travail obligatoire pour sortir de cette merde. Ça prend un certain temps. Puis t’as des résultats, puis ça va mieux, puis faut consolider le tout en se préparant au retour. Je pense que ça devrait aller, faut juste que je choppe un boss pour lui dire 2-3 mots et ça devrait bien se passer.

Alors ouais, je l’écris avec le sourire tout ça, un peu à la rigolade, mais c’est le genre d’humour que j’ai, je ne vais pas l’écrire de façon dramatique et pleurnicher non plus. Je suis un homme, je ne pleure pas bordel ! (promis j’ai pas pleuré)

C’est chiant de perdre de vue qu’il ne faut pas se laisser atteindre, qu’il ne faut pas psychoter, qu’il ne faut se laisser entrainer dans cette spirale infernale. Le truc, c’est que c’est difficile, surtout quand tu vis en société, quand tu as la pression, le stress, les pleurnicheries des autres. Limite je bosserais seul je serais heureux (déjà proposé, ça a été refusé). Malgré tout ça j’aime mon boulot, j’aime certains collègues (rien de sexuel, c’est des mecs). Mais y’a quand même des trucs à changer. Mais si tu n’arrives pas à changer les autres qui posent problèmes, t’as deux choix, soit tu changes de taf, soit tu changes toi. Quand je dis se changer soi-même, c’est pas la personnalité hein. C’est la perception des choses, attacher moins d’importance aux conneries, se concentrer sur l’essentiel, sur son travail. Alors ouais, c’est pas facile, faut pas perdre ça de vue, fait savoir occulter certaines choses. C’est ça faire un travail sur soi-même, évoluer, s’adapter. C’est pas une partie de plaisir mais une fois qu’on y arrive, on en sort grandi. Chaque échec, est une leçon à apprendre pour avancer. Enfin, ça c’est ma façon de penser, tu fais ce que tu vois, petit lecteur.

J’allais mal, je vais mieux, j’espère que ça tiendra le plus longtemps possible.

 

« Quand j’ai souris, elle a compris que je ne plaisantais pas. J’ai rarement vu quelqu’un avoir peur à ce point. »

 


Commentaires

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Par a-demi-maux le Mardi 8 août 2017 à 17:00
je suis contente de ne pas avoir à subir ça.. mais j'ai connu aussi.. et c'est pas facile de "relativiser"..laisser les soucis au boulot et ne plus y penser une fois chez toi, ben moi je sais pas faire.. donc je "morfle" à chaque fois.. bref, faut du "self control" et ne pas se laisser "submerger" par les émotions (bonnes ou mauvaises).. ou alors faut tuer tous les cons :) mais voilà... il ne resterait plus grand monde sur terre du coup mdr.. je suis rassurée de savoir que tu vas mieux.. et que tu as pris le recul nécessaire pour ne plus être atteint par les autres.. bisous <3
Par uineniel le Jeudi 10 août 2017 à 17:47
J'imagine très bien. Et bordel, c'est pas que des mots. N'en viens pas à te jeter d'une rambarde, les arrêts maladie c'est fait pour ça aussi, ne pas se bousiller. Bon courage.
Par Kadiak le Jeudi 10 août 2017 à 19:00
C'est pas à moi à qui je voulais faire du mal tu sais :D
Par uineniel le Jeudi 10 août 2017 à 19:05
Oups ouaip, la prison c'est pas top non plus!^^
 

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