Ceci, était mon blog.

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Putain d’ascenseur qui fait un bruit monstre à 5h34, rapide calcul, me reste un peu plus d’une heure pour dormir, vite me rendormir. Musique, radio, ouvrir les yeux, c’est l’heure, étirer le dos, ouvrir la porte, séance de doudouces avec le chat qui ne me lâche pas, se préparer, j’ai coupé mes cheveux, je mettrais gel/wax au taf, il ne supportera pas le port du casque. Posé au taf, tout s’enchaîne, appeler l’assurance qui s’est trompé dans ma facture, j’ai oublié un rendez-vous, félicitations du big boss pour ma prise en charge et le désamorçage d’une situation, je me souviens d’un rendez-vous, je prends en charge un replacement de matériel, femme fatale en jupe rouge et chemisier noir, pas le temps de prendre la pause de midi, des soucis en perspective pour un collègue, j’arrange les choses, tensions en fin de journée, 15h je me casse, il va pleuvoir, redoudouces au chat, partir faire quelques courses, je déteste cet endroit, ça semble si sale, mais pas le choix, c’est jeudi et je perdrais trop de temps ailleur, c’est juste pour dépanner, je ne m’attarde pas, je me sens crevé, j’ai mal à la main gauche, foutu jeux vidéo. Je flâne sur le net, j’enfile un pull, la fatigue est fortement présente. De la musique, c’est bon ça, ça devrait me réveiller un peu, ça marche moyen.

Puis me vient cette idée à la con d’écrire, mauvaise idée, parce que fatigué, des barrières tombent, j’écris plus facilement avec mon cœur, mes tripes, et on arrive plus facilement à me cerner. Je me refais ma playlist de l’autre jour suite à un commentaire. Et juste là, fatigué, j’ai un sourire sur la musique qui passe (Gorillaz – 911). Je dois éviter de jouer ce soir, j’ai la flemme de regarder un film en VO, je dois encore cuisiner. Pas vu l’heure, je dois nourrir mon petit monstre, ensuite ce sera mon tour. Les choses s’enchaînent, encore et toujours.

J’aimerais me poser sur un nuage, une clope à la main, même si je ne suis pas fumeur ça m’arrive dans certains cas, avec ce son joué actuellement.

Réalité avant tout.

J’ai fêté mon anniversaire seul le week-end passé. Oublié par mon frère, qui ne retient toujours pas ma date de naissance depuis toutes ces années. En dehors de Facebook, je dirais que 4 personnes se sont souvenues de ce jour. Je me suis offert mes propres cadeaux, et mon gâteau était un Kinder King que j’ai mangé devant mon pc.

Je déteste mes anniversaires. Ils me rendent triste. Je ne sais pas vraiment ce que je veux pour ce jour, je n’espère pourtant rien, pour ne pas être déçu, et pourtant, je le suis.

En fait, en y pensant brièvement, je sais ce que j’aimerais, et c’est peut-être pour ça que ça me rend triste, parce que ça ne se produit jamais.

Pas en joie ce soir, et ma playlist n’aide pas.

 

Je vais bien sinon.

Autrefois, pour m’endormir, j’imaginais un monde sans vous, un monde dans lequel je n’avais plus aucune attache, que ce soit dans cette dimension ou dans une autre. Ça m’apaisait, se sentir détaché de tout, loin de tous ces gens aussi stupides les uns que les autres. A défaut de vous faire disparaître dans la réalité, je le faisais dans mes rêves.

Mais depuis que je suis seul, je n’ai plus ce besoin, je n’arrive plus à imaginer cela. Impossible de mettre la main sur ces douces pensées de votre disparition. Mais je sais pourquoi, c’est que comme je vis seul, et non plus avec une personne que je n’appréciais pas, je ne suis redevable de personne.

Finalement j’ai réussi, j’ai réalisé mon rêve, chez moi, il n’y a personne et ça fait du bien.

On ne peut réellement comprendre les choses, que si on y a été confronté. Je viens d’en faire l’amère expérience. Je souriais quand les gens disaient qu’ils n’aimaient pas être seuls. J’estimais vivre seul, même si je vivais sous le toit parental, même si chacun faisait sa vie. J’étais dans mon appartement, avec ma tasse de café de l’après-midi, je regardais cet endroit qui m’est encore inconnu, peu de repères, nouvelle vie seul, et j’ai senti une sorte d’angoisse, de solitude profonde, c’était trop calme, je vais y vivre des années, est-ce que ça va aller ? Comment faire après des années et des années à vivre sous le même toi que quelqu’un d’autre ? C’est un peu angoissant, je peux aujourd’hui comprendre les personnes qui n’aiment pas être seules chez elles. Ce n’est pas pour autant que je vais m’empresser de trouver une madame, combler un vide, fuir une solitude, ce ne sont pas de bonnes raisons pour se mettre en couple. Ça devrait aller mieux quand j’emmènerai mon chat, je me sentirai moins seul. Ça devrait aller mieux une fois que j’aurai internet, je suis à la base un gamer, je sais m’occuper. Mais en attendant …

Il va falloir perdre des années de repères profondément ancrés en moi, en créer d’autres. J’ai hâte de recevoir mon pont de lit (oui, ça existe, c’est trop stylé) et mon canapé. Quand un problème se présente, je le résous, pourquoi me plaindre ? C’est bizarre pour quelqu’un qui n’aime pas trop les autres et préfère être seul de justement se sentir bizarre et un peu perdu une fois qu’il l’est.

Je crois que c’est ce côté nouveau qui fait peur. Je n’arrive pas à visualiser le positif. Ça viendra. En attendant, je dors en découvrant de nouveaux bruits et beaucoup de silence, c’est bizarre de s’habituer à certains bruits et ensuite limite se dire qu’ils nous manquent.

Home sweet home, ce n’est pas encore parfait, mais je m’y attèle, ça ira mieux une fois tout en place.

Nous façonnons le monde à notre image. Eh bah quand je vois le résultat avec tout ce qu’il se passe, ça ne me donne toujours pas envie de vous aimer bande de bâtards.

Ouais je sais, je fais partie de vous, malheureusement.

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