Ceci, était mon blog.

Savez-vous comment j’ai découvert Cowblog ?

Je me souviens avoir discuté avec une certaine Emeline, qui possédait un blog sur cette plate-forme, son avatar était une bougie allumée. Petite blonde aux yeux bleus, l’air triste, style gothique, secrètement j’étais amoureux d’elle, mais elle vivait loin.

On s’est perdu de vue.

Un jour j’en ai eu marre de mon blog sur une autre plate-forme, je l’ai clôturé, sacré blog quand même, très sombre et tout ça. Quelques mois après, j’ai décidé de recréer un blog, ailleurs, et je me suis souvenu d’Emeline. C’est comme cela que tout commença.

3 semaines sans mettre de gel dans les cheveux, toujours en vie.

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Je voulais m’acheter une petite écharpe car celle que j’ai fait 2m de long, est épaisse et que c’est difficile à porter en dessous de la veste, sûrement qu’il faut la porter au-dessus mais j’ose même pas imaginer s’il se met à pleuvoir. Je me souviens de la marque Burberry, j’avais une écharpe du style étant plus jeune, où est-elle, ça j’en sais rien. Je vais sur leur site et là j’ai rigolé, 500€ à 1000€ l’écharpe, bordel, j’espère qu’à ce prix-là elle a de jolis petits seins, la peau douce, qu’elle t’apporte le café et qu’elle te conduit au taf en Lamborghini. Bah même pas. Du coup j’ai trouvé mon bonheur chez Tommy pour 60€.

 

Ah au fait, la vendeuse ressemblait légèrement à Taylor Swift, en plus maquillée. Vachement plus maquillée.

Depuis des années, je mets du gel ou de la cire dans mes cheveux.

Je pense qu’au début, une fois qu’on rentre à l’école supérieure quand on a 12 ans, on suit un peu la norme du « beau » et on fait attention à l’image qu’on renvoi aux autres. Puis faut dire, la publicité fait pas mal et renvoie l’image que le mec qui fait attention à lui, et donc à ses cheveux, emballe des nanas, et que la fille qui fait attention à elle emballe ces mêmes mecs qui s’occupent d’eux. Donc, tout conditionné dès l’âge de 12 ans, j’essayais de paraître « bien », histoire de plaire. Au fil du temps ça devient un réflexe naturel, le but s’étant perdu, même s’il suffit d’y réfléchir deux secondes pour s’en souvenir. Une fois l’école finie, là encore, le physique prévaut pour trouver un emploi, pour trouver LA nana qui va nous aimer. Au fait, elle va t’aimer car ses idées pré-formatées comme les tiennes font que c’est le fait que tu t’occupes de toi qui l’attire ou ta personnalité et qu’elle s’en fout de ton physique ? C’est bien mieux que ce soit une nana du second choix non ? Ça devient compliqué. Surtout qu’on ne se sent bien dans sa peau qu’en étant bien coiffé comme on le voit dans les séries, et la confiance c’est primordial. Foutue habitude, foutue société de consommation qui nous bourre le crâne de paraître et de beauté.

C’est là qu’aujourd’hui, j’ai pensé à tout ça en l’espace d’une seconde devant mon miroir (vous n’imaginez même pas les théories que je peux sortir en une seconde, foutu cerveau hyperactif). Même le bilan des conquêtes a été fait. Y’a juste qu’aujourd’hui je ne suis simplement pas en couple depuis des années avec la même nana. Et vous allez rire, mais mes collègues qui ne mettent pas de gel, ce sont ceux qui sont en couple depuis des années. Et ces nanas qui m’ont brisé le cœur, certaines sont en couple avec des mecs sans gel dans les cheveux. Un lien secret serait-il établi ?

Non, c’est une sorte de coïncidence je dirais, mais ce qu’on peut en déduire c’est que ces mecs s’assumaient sans gel, sans devoir en mettre, sorte de signe de non confiance en soi, c’est peut-être ça, inconsciemment les gens savent que ces personnes cherchent à paraître beau, manque de confiance, un peu comme ces nanas qui se maquillent de trop. C’est vrai que la nana du bureau en face au boulot, elle est super maquillée et paraît super coincée, peu sûre d’elle.

Devrais-je abandonner cette vieille habitude et enfin assumer mes cheveux que je trouve trop rebelles (merci maman et papa pour cette texture de merde, mais mon frère lui s’en est bien sorti malgré tout niveau amour) ? Puis c’est vrai que je préférais une nana qui m’aime pour ce que je suis et pas pour ce que je montre.

Merde, du coup, que faire ? Laisser pousser naturellement et entretenir sans gel ?

Oui, mes problèmes sont très différents des vôtres, mais c’est parce que j’ai résolu tous ceux qui étaient chiants et compliqués, du coup je dois m’ennuyer.

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Je suis blessé, j’ai mal, ça empire, mais j’ai de nouveaux amis, des petites pilules blanches.

Même pas de quoi être défoncé vu qu’il ne s’agit que d’ingrédients naturels. Ce n’est même pas drôle.

Il faut PO-SI-TI-VER. Se dire qu’on peut aller au bout de ses objectifs, qu’on a les capacités pour, que rien ne doit nous empêcher d’atteindre nos rêves exact ?

Pas mal comme concept hein ?

C’est ce que doivent également se dire les tueurs de masse avant de commencer. Good luck man, happy carnage.

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Putain d’ascenseur qui fait un bruit monstre à 5h34, rapide calcul, me reste un peu plus d’une heure pour dormir, vite me rendormir. Musique, radio, ouvrir les yeux, c’est l’heure, étirer le dos, ouvrir la porte, séance de doudouces avec le chat qui ne me lâche pas, se préparer, j’ai coupé mes cheveux, je mettrais gel/wax au taf, il ne supportera pas le port du casque. Posé au taf, tout s’enchaîne, appeler l’assurance qui s’est trompé dans ma facture, j’ai oublié un rendez-vous, félicitations du big boss pour ma prise en charge et le désamorçage d’une situation, je me souviens d’un rendez-vous, je prends en charge un replacement de matériel, femme fatale en jupe rouge et chemisier noir, pas le temps de prendre la pause de midi, des soucis en perspective pour un collègue, j’arrange les choses, tensions en fin de journée, 15h je me casse, il va pleuvoir, redoudouces au chat, partir faire quelques courses, je déteste cet endroit, ça semble si sale, mais pas le choix, c’est jeudi et je perdrais trop de temps ailleur, c’est juste pour dépanner, je ne m’attarde pas, je me sens crevé, j’ai mal à la main gauche, foutu jeux vidéo. Je flâne sur le net, j’enfile un pull, la fatigue est fortement présente. De la musique, c’est bon ça, ça devrait me réveiller un peu, ça marche moyen.

Puis me vient cette idée à la con d’écrire, mauvaise idée, parce que fatigué, des barrières tombent, j’écris plus facilement avec mon cœur, mes tripes, et on arrive plus facilement à me cerner. Je me refais ma playlist de l’autre jour suite à un commentaire. Et juste là, fatigué, j’ai un sourire sur la musique qui passe (Gorillaz – 911). Je dois éviter de jouer ce soir, j’ai la flemme de regarder un film en VO, je dois encore cuisiner. Pas vu l’heure, je dois nourrir mon petit monstre, ensuite ce sera mon tour. Les choses s’enchaînent, encore et toujours.

J’aimerais me poser sur un nuage, une clope à la main, même si je ne suis pas fumeur ça m’arrive dans certains cas, avec ce son joué actuellement.

Réalité avant tout.

J’ai fêté mon anniversaire seul le week-end passé. Oublié par mon frère, qui ne retient toujours pas ma date de naissance depuis toutes ces années. En dehors de Facebook, je dirais que 4 personnes se sont souvenues de ce jour. Je me suis offert mes propres cadeaux, et mon gâteau était un Kinder King que j’ai mangé devant mon pc.

Je déteste mes anniversaires. Ils me rendent triste. Je ne sais pas vraiment ce que je veux pour ce jour, je n’espère pourtant rien, pour ne pas être déçu, et pourtant, je le suis.

En fait, en y pensant brièvement, je sais ce que j’aimerais, et c’est peut-être pour ça que ça me rend triste, parce que ça ne se produit jamais.

Pas en joie ce soir, et ma playlist n’aide pas.

 

Je vais bien sinon.

Autrefois, pour m’endormir, j’imaginais un monde sans vous, un monde dans lequel je n’avais plus aucune attache, que ce soit dans cette dimension ou dans une autre. Ça m’apaisait, se sentir détaché de tout, loin de tous ces gens aussi stupides les uns que les autres. A défaut de vous faire disparaître dans la réalité, je le faisais dans mes rêves.

Mais depuis que je suis seul, je n’ai plus ce besoin, je n’arrive plus à imaginer cela. Impossible de mettre la main sur ces douces pensées de votre disparition. Mais je sais pourquoi, c’est que comme je vis seul, et non plus avec une personne que je n’appréciais pas, je ne suis redevable de personne.

Finalement j’ai réussi, j’ai réalisé mon rêve, chez moi, il n’y a personne et ça fait du bien.

On ne peut réellement comprendre les choses, que si on y a été confronté. Je viens d’en faire l’amère expérience. Je souriais quand les gens disaient qu’ils n’aimaient pas être seuls. J’estimais vivre seul, même si je vivais sous le toit parental, même si chacun faisait sa vie. J’étais dans mon appartement, avec ma tasse de café de l’après-midi, je regardais cet endroit qui m’est encore inconnu, peu de repères, nouvelle vie seul, et j’ai senti une sorte d’angoisse, de solitude profonde, c’était trop calme, je vais y vivre des années, est-ce que ça va aller ? Comment faire après des années et des années à vivre sous le même toi que quelqu’un d’autre ? C’est un peu angoissant, je peux aujourd’hui comprendre les personnes qui n’aiment pas être seules chez elles. Ce n’est pas pour autant que je vais m’empresser de trouver une madame, combler un vide, fuir une solitude, ce ne sont pas de bonnes raisons pour se mettre en couple. Ça devrait aller mieux quand j’emmènerai mon chat, je me sentirai moins seul. Ça devrait aller mieux une fois que j’aurai internet, je suis à la base un gamer, je sais m’occuper. Mais en attendant …

Il va falloir perdre des années de repères profondément ancrés en moi, en créer d’autres. J’ai hâte de recevoir mon pont de lit (oui, ça existe, c’est trop stylé) et mon canapé. Quand un problème se présente, je le résous, pourquoi me plaindre ? C’est bizarre pour quelqu’un qui n’aime pas trop les autres et préfère être seul de justement se sentir bizarre et un peu perdu une fois qu’il l’est.

Je crois que c’est ce côté nouveau qui fait peur. Je n’arrive pas à visualiser le positif. Ça viendra. En attendant, je dors en découvrant de nouveaux bruits et beaucoup de silence, c’est bizarre de s’habituer à certains bruits et ensuite limite se dire qu’ils nous manquent.

Home sweet home, ce n’est pas encore parfait, mais je m’y attèle, ça ira mieux une fois tout en place.

Nous façonnons le monde à notre image. Eh bah quand je vois le résultat avec tout ce qu’il se passe, ça ne me donne toujours pas envie de vous aimer bande de bâtards.

Ouais je sais, je fais partie de vous, malheureusement.

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